Comme je l'ai déjà écrit, ça faisait déjà deux ans que Jack était dans le mal, je trouve.
Depuis cinq matchs, il a un niveau pour jouer la Coupe du monde en Australie... Il nous a laissé entrevoir des choses qu'on n'avait jamais vues jusque-là. En plus d'être un poison ballon en main et dans les airs, il a réussi à avoir davantage d'audace avec son pied. Deux ou trois 50/22 sur deux matchs consécutifs, en plus de sa longueur de jeu... redoutable.
Incontestablement une grosse perte pour nous sur cette fin de saison.
Mais c'est le numéro 2 de l'équipe de France au poste qui prend le relais. À ce titre, il se doit d'être grand.
Il va être très grand.
C'est un peu bizarre cette saison.
On fait notre meilleure saison en Top 14, mais parallèlement à ça... je n'ai jamais eu l'impression, ou presque, que nous étions à notre meilleur niveau individuel et collectif.
Notre meilleur niveau collectif ? À Bayonne peut-être... vraiment un match plein. Une ou deux partitions à domicile en début de saison également.
Mais pourquoi... pourquoi cette sensation que finalement... on en a sous le pied ?
La réponse réside peut-être dans la régularité de la performance individuelle.
Notamment celle des joueurs clés... ou du moins de ceux qui sont censés l'être.
La question que je me suis posée :
Qui est le mec qui nous a sorti une saison régulière de très haut niveau de bout en bout ? Indépendamment des aléas et des blessures.
Kaulashvili... oui, incontestablement.
Laclayat, l'indispensable. Même si je pense que ce dernier ne nous a pas tout montré non plus. Sur plusieurs plans d'ailleurs... Cette impression, par exemple, qu'il décide quand il veut gratter des ballons. Il en fait deux contre Clermont comme s'il sentait que l'équipe en avait besoin.
Ensuite la vraie révélation...Peut être la plus importante ... car elle provenait d'une grosse interrogation : qui allait reprendre le flambeau du patron-capitaine Luke ?
Ils ont été trois... je n'en attendais pas tant :
Zegueur, Hewat et Credoz.
Ils ont été magnifiques. Rien à dire.
Auradou... stratosphérique.
Par extension, je pourrais citer Émilien. Malgré la blessure et les sélections, éprouvantes pour les corps on le sait... le boss, c'est lui.
Certains back-up aussi, comme Jolmes, indispensable même s'il n'a pas joué la majeure partie de la saison dans la peau d'un titulaire.
Mais le reste ?Montoya.
La semaine passée, Rugbyrama le classait presque parmi les flops.
C'est vrai que je n'ai pas la sensation de retrouver le capitaine des Pumas aux 117 sélections. 117 fois où il a crevé l'écran. 117 fois où son vis-à-vis a été mis à l'amende, peu importe sa nationalité.
Isa...
Moi, j'adore.
Mais ce joueur se sublime sur les très grands matchs. Le reste du temps, il n'est pas assez « en éveil », comme dirait SP.
Maximin.
Le nombre de fois où j'ai lu qu'il devait apporter plus...
Moi, je pense que le staff lui a intimé l'ordre d'en faire moins pour les caméras et plus dans l'obscurité pour éviter les blessures.
Je pense que la mission est réussie.
Mais je suis d'accord avec vous : ce joueur nous a montré qu'il savait faire du Skelton. Il doit être en mesure de pouvoir le refaire.
Je le vois arranger ses collègues comme s'il était le papa du groupe...
Tout de même... quel parcours... quelle ascension...
L'une des belles histoires de ce sport.
FBB.
Là aussi, j'ai lu épisodiquement que certains avaient du mal à le retrouver.
Moi, ce que je vois, c'est une saison de champion... qui n'est pas beaucoup servi.
Et je pense que c'est volontaire aussi.
Pour le cacher un peu.
Attissogbé.
Un funambule qui a eu une blessure et puis... un peu moins de contenu.
Il est davantage devenu la valeur sûre, le monsieur 7/10, que le facteur X qu'on connaissait.
Attention, aucun reproche de ma part sur ces joueurs.
Absolument aucun.
Et pour cause :
Je pense que ces joueurs obéissent à des consignes précises.
Un nouveau management dans ce Top 14 de folie qui oblige à repenser les 80 minutes de chaque joueur.
On est presque au-delà du professionnalisme...
Ils produisent peu être ce qui, en réalité, suffit.
Comme s'ils se connaissaient par cœur... et connaissaient par cœur leur rôle à jouer.... dans l' économie.... nécessaire pour répondre au marathon.
Un management qui n'est pas celui d'un Urios, d'un O'Gara, etc....(Ils disposent pas des même joueurs aussi)
Peut-être que là aussi nous sommes avant-gardistes et précurseurs.
Ils sont là...Tous....Tapis...Ils attendent...Quoi ?
Ils attendent ce week-end.
Car ils ne sont pas programmés pour jouer d'autres matchs que les plus durs.
Ce week-end, je veux voir un Montoya des très grandes dates.
Lui pour amener le reste.
Si j'ai raison... et si l'ensemble de l'équipe est à 105 % en même temps...
Il n'est pas impossible qu'on roule sur cette équipe du Racing.
Je pense que Collazo rêve que la machine ne se lance jamais... en essayant de nous enrayer.
À nous de produire ce que l'on est parfaitement en mesure de faire ... Le fruit d'une saison de travail.
Il me tarde de le voir ...de le sentir.
Dans la haine et la joie ... un appétit d'ogre.
Honha section !
