Tout va bien quand même.
Même s'il y a plus de joueurs que dans les années 80, les gonzes actuels ont 5 ou 6 fois plus de chances de représenter leur pays.
Ex: un grand chelem entier avec 15 joueurs.
- pas de coaching, 80 minutes sans blessure, point barre.
- remplacements temporaires sur bobos sans cape.
- statut de remplaçant sans jouer parfois ad vitam éternam.
- Combien de piliers droits ou de centres sélectionnés entre, disons 1977 et 1981 ?
- 4 matchs de tournois au lieu de 5
- pas de coupe du monde.
- juste les matchs en sélection provinces contre les équipes en tournées pour avoir un peu de reconnaissance.
- et les tournées où on amenait des joueurs qui jouaient les provinces locales sans jouer les tests matchs.
Tout ça sans cape, bien entendu.
Dans la configuration actuelle, des Castagnet, Loustaudine, Bourbon, Rongieras, Rey, Souverbie, Tuloup, Saux, Bruel, et 5 ou 6 autres, auraient eu au bas mot entre 5 et 15 sélections.
Parfois peut être 40 s'ils avaient pu percer en EDF.
Alors ça va.
Aujourd'hui, peut être aussi la contrepartie de l'inconvénient des blessures plus fréquentes, une carrière de joueur de l'élite est bien plus valorisante, donne bien plus de chances de représenter son pays devant des millions de téléspectateurs, d'avoir une notoriété nationale.
Ce n'est que le début pour nos talentueux joueurs, il y aura encore de belles satisfactions. de beaux voyages, des belles tournées, et les capes qui vont avec.
Pas d'inquiétude.

Le rugby est à l'image de la vie, car le ballon n'est pas rond.